TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT DEJOUEE AU BENIN : Kétou condamne l’acte et lance un appel solennel à la paix et à l’ordre constitutionnel

« Non au coup d’État, non à la guerre au Bénin, non à la violence ; oui à la paix, oui à l’unité, oui à la République. » Ces mots forts ont résonné dans l’après-midi du vendredi 12 décembre 2025 à la place centenaire de la ville de Kétou, où cadres, élus locaux et leaders politiques de toutes sensibilités se sont rassemblés pour condamner la tentative de putsch déjouée le 7 décembre dernier.

Par : Wilfrid Odjougbélè Fachinan

Cette mobilisation citoyenne, à forte portée symbolique, a été l’occasion pour la première autorité communale de Kétou de porter la voix collective des formations politiques et cadres de Kétou présents. Prenant la parole au nom des participants, le Maire Lucie Ablawa Sessinou a exprimé, sans détour, une condamnation ferme de toute velléité de déstabilisation de l’ordre constitutionnel au Bénin.

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Il s’agit d’un acte profondément anti-républicain, dangereux pour la cohésion nationale et totalement incompatible avec les principes démocratiques qui fondent notre République », a-t-elle déclaré. Rappelant l’engagement du Bénin en faveur de la stabilité institutionnelle et du développement depuis 2016, l’édile de la cité Akaba Idénan a insisté sur les progrès enregistrés par le pays, notamment en matière d’infrastructures, de réformes et de modernisation. « Parce que nous avançons, nous n’avons pas besoin de cette forfaiture qui ne vise qu’à remplacer la construction par la destruction, l’avenir par l’aventure », a-t-elle martelé.

Le Maire de Kétou a également réaffirmé l’attachement des forces politiques et cadres de sa commune aux valeurs éthiques et morales consacrées par la Constitution béninoise. Dans un ton solennel, elle a exprimé le soutien « loyal, assumé et indéfectible » de la commune au Président de la République, Patrice Talon, qu’elle a présenté comme le garant de la stabilité institutionnelle et de la continuité de l’État. Elle a, en outre, appelé les populations à demeurer unies, responsables et vigilantes, rappelant que « la paix demeure le socle indispensable au développement harmonieux de notre nation ».

« La violence, la manipulation et les coups de force ne constituent en aucun cas des alternatives politiques recevables, encore moins des solutions pour bâtir un projet national durable », a-t-elle poursuivi, avant de mettre en garde les auteurs et complices de cette tentative avortée. « Le Bénin n’est pas et ne sera jamais un terrain de jeu pour les apprentis putschistes », a-t-elle averti, exhortant chaque Béninoise et chaque Béninois à défendre la République et à préserver la paix.

La condamnation a également été relayée par les élus de la Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), fortement mobilisés pour la circonstance. Conseiller communal de Kétou, Adolphe Adjinankou a réaffirmé la position sans équivoque de sa formation politique. « Nous disons non à la guerre, non à la violence. Nous sommes pour la paix et la construction. Avec la guerre, rien n’est possible. Nous soutenons le gouvernement actuel jusqu’à la fin de son mandat et refusons toute prise de pouvoir par la force », a-t-il affirmé.

Même son de cloche du côté de l’Union progressiste le Renouveau (UP-R). Pour Valentin H. Houngnon, chef de l’arrondissement d’Adakplamè, « rien ne peut se construire dans la guerre ou le désordre ». Il a invité l’ensemble des populations à faire de la paix une valeur cardinale et a réitéré le soutien de sa formation politique aux actions du gouvernement en place.

Cadre politique à Kétou, Ezin Gilles Zoungue a, pour sa part, insisté sur la nécessité de préserver l’ordre constitutionnel et de rejeter toute tentative d’importation de modèles politiques étrangers au contexte béninois. « C’est l’ordre constitutionnel qu’il faut promouvoir. Les élections sont déjà engagées et doivent se tenir dans de bonnes conditions. Toute la population de Kétou soutient le président en exercice jusqu’au terme de son mandat », a déclaré l’homme, appelant à la prière et à la mobilisation collective pour la paix.

À Kétou, la tentative de coup d’État avortée a ainsi suscité une réaction unanime : celle d’une classe politique et d’un ensemble des cadres politico-administratifs rassemblés au-delà des clivages, déterminée à défendre la République, la démocratie et la stabilité du Bénin.

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